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Ci dessous le document de travail pour améliorer les infrastructures routières

Fiche Infrastructures
Rouler sur des routes plus sûres
Des recherches et des progrès considérables ont eu lieu pour améliorer la sécurité des routes pour les usagers automobilistes. Mais la vision diffère totalement lorsque l’on se place du point de vue des motards.
Les rails de sécurité L’exemple le plus criant est le problème des rails de sécurité, qui se comportent comme un filet de protection pour les automobiles, sauvant ainsi de nombreuses vies humaines. A contrario pour les motards, les piquets supportant les glissières de sécurité agissent comme de véritables guillotines, et provoquent pour les motards malchanceux des lésions gravissimes ou mortelles (arrachement de membres, lacérations multiples, …), bien plus grave qu’en l’absence d’un dispositif de retenue.
Face à ces problèmes l’action de la FFMC vise, à tous les niveaux, à proposer des solutions concrètes et viables pour prendre en compte le point de vue des usagers deux-roues.
Au niveau national, la FFMC travaille en concertation avec le ministère des transports et les organismes de certification des infrastructures routières pour promouvoir des solutions à nos problèmes de motards (marquages au sol non glissants, rails de sécurité doublés, …)
Au niveau départemental, les antennes de la FFMC travaillent avec les Directions Départementales de l’Équipement pour répertorier, étudier et si possible résoudre les problèmes posés par certaines infrastructures ou aménagements routiers dangereux pour les motards. L’existence au sein de chaque DDE, d’un "Mr Moto" permet de dynamiser cette approche constructive et citoyenne. Sa mission est en effet d’être interlocuteur des motards pour tout ce qui touche à la conception et l’entretien des routes. Les antennes départementales FFMC peuvent aussi intervenir auprès des municipalités, ou des Conseils Généraux, à propos des routes qui ne sont pas du domaine d’intervention de la DDE.
Au niveau européen, la FFMC vise à promouvoir en concertation avec les autres fédérations nationales de motards en Europe, et au plus haut niveau des institutions européennes des solutions techniques pour améliorer la sécurité des motards et systématiser leur prise en compte. Elle mène également des interventions au niveau du Parlement Européen ou de la Commission Européenne pour amender ou initier des directives qui prennent en compte la spécificité moto dans les schémas directeurs d’aménagement routier ou les normes d’homologation des véhicules (bouchons de gasoil par ex). Les échanges d’expériences et de compétence avec les autres fédérations de motards européens permettent également de profiter des solutions techniques expérimentées ailleurs.
Les ralentisseurs
Ces " champignons routiers " fleurissent parfois en dépit du bon sens, et surtout en dehors des recommandations émanant du ministère des transports lui même. Lorsque leurs dimensions ne sont pas aux normes, ou lorsque la présignalisation est insuffisante (voire inexistante), ils fonctionnent comme un véritable tremplin à motards. La FFMC vise par des actions locales en directions des responsables de voirie à faire respecter les recommandations
en matière de présignalisation et de visibilité de ces dispositifs,
en matière de taille, de lieux d’implantation, quitte à intenter des actions en justice contre les municipalités qui ne respecteraient pas les normes. (le décret du 27 mai 1994 donnait 5 années aux municipalités pour mettre aux normes les ralentisseurs : ils devraient tous l’être depuis le 2 juin 1999 !! )

Roulons sous la pluie
La pluie pose des problèmes particuliers aux motards : en dehors de la glissance accentuée des chaussées, un problème de visibilité se pose notamment lors des dépassements de poids lourds (les motos n’ont pas d’essuie glace ! ) La FFMC participe, par le biais de la FEMA à une campagne européenne pour rendre obligatoire l’utilisation de gardes-boues enveloppants pour les camions, et milite pour la généralisation des enrobés drainant, qui permettent une meilleure évacuation de l’eau des chaussées.
La glissance des chaussées
En raison de la nature même des motos, la glissance des chaussées revêt une importance particulière pour tous les deux roues motorisés.
1) Les marquages au sol
Malgré l’existence de marquages au sol homologués, certaines municipalités continuent à employer des peintures " classiques " pour repeindre les bandes blanches et autres passages piétons. Ceux ci sont particulièrement glissants par temps de pluie, atteignant pour certains la glissance d’une plaque de verglas mesures effectuées par des experts ). L’action de la FFMC vise à sensibiliser au niveau départemental les responsables de voiries à l’utilisation de marquages au sol antidérapants, quitte à organiser avec ceux ci des balades en moto afin de leur permettre de mieux toucher du doigt la problématique motarde.
2) Les déversement de Gasoil sur la chaussée
Les motards connaissent bien ce problème : lors de virages serrés, et lorsque le réservoir est rempli, le trop plein de Gasoil des véhicules diesel se déverse sur la chaussée. Le problème est particulièrement aigu sur les ronds points, qui se transforment en véritable patinoire pour les deux roues. L’action de la FFMC se place à trois niveaux :
sensibiliser les utilisateurs de véhicules diesel à ce problème, en les invitant à ne pas remplir à ras bord leur réservoir, et à contrôler l’étanchéité du bouchon.
agir pour que soit incorporé un point de contrôle au niveau de l’étanchéité des réservoirs dans le cadre des directives européennes sur les inspections périodique des véhicules (contrôles techniques )
proposer des solutions techniques pour diminuer ou supprimer le reflux de gasoil depuis le réservoir vers la chaussée (valves, mousse perméable, bac de récupération, …)
3) Les pontages
Ces minces bandes de bitume destinées à colmater des fissures sur les routes ont sous la pluie un coefficient de friction proche de celui du verglas. Lorsqu’elles sont positionnées dans un virage, c’est à dire à des emplacements où les motos sont inclinées, elles ont inévitablement un effet désastreux sur la stabilité du véhicule et entraînent fréquemment une chute. Comme de plus ces bandes sont noires et donc peu visibles, on ne peut même pas tenter de les éviter. La FFMC cherche à promouvoir des solutions techniques expérimentées en Autriche qui propose une alternative au bitume glissant avec des composants économiques qui par l’incorporation de silice redonne au matériau une rugosité propre à assurer une meilleure adhérence sous la pluie pour les deux roues. |